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EVALUATION
Depuis une bonne dizaine d'année, recherche pour faire évoluer mes pratiques d'évaluation.
Nombreux tatonnements, pour dégager des “compétences”, des situations d'évaluation, pour suivre les “performances” des élèves, pour communiquer avec les élèves sur les “résultats”, …
- évaluation sans note avec 2 collègues de physique au lycée Doisneau pendant 5 ans
- “classe sans note”, classe de seconde au lycée Aristide Briand pendant un an (voir ci dessous bilan mitigé)
- avec mes classes, je ne “note plus” les évaluations des élèves et me contente d'une “note de fin de trimestre” construite à partir de toutes mes traces d'évaluation mais sans “calcul de moyenne”.
Où j'en suis
Je me suis construit un système qui me semble raisonnablement équilibré en tenant compte de différentes contraintes : pas trop gourmand en temps pour le suivi et positionnement des élèves, lisible pour eux et les familles, cohérent avec les pratiques d'apprentissages que je cherche à faire vivre en classe.
En seconde, il se base sur:
- 5 grandes compétences transversales (raisonnement, expérience, math, écrit, méthode d'apprentissage)
- des degrés de maîtrise des contenus notionnels (en lien avec le programme)
- des performances lors de travaux évalués (pour faire des retours simples adaptés aux élèves habitués à la note, sorte de “mini note” mais qui ne se prête pas à des “calculs de moyenne”
Exemple de grille de suivi des élèves grilles_eval_207-1.ods
Exemple ancien de livret d'évaluation avec échelles descriptives pour les compétences livret_eval_2019_-_2.pdf. Volonté que les élèves puissent être plus acteurs de leurs “passages de ceinture” mais c'était trop lourd à gérer … abandonné momentanément pour une version plus light mais je garde ces échelles descriptives pour dans ma tête.
Dernière version du livret d'évaluation trimestriel : bilan_eval_periode_3.pdf
Bilan classe "sans note" au LAB
7 profs sur l'équipe d'une classe de seconde, motivée. Elaboration d'une “grille de compétence” commune, d'un “bulletin trimestriel”, communication avec les élèves et famille. Bilan mitigé sur l'année. Avec une classe “pas facile”, une bonne partie des profs se sont senti en difficulté et n'ont pas souhaité poursuivre l'expérience. Mon analyse est qu'ils n'ont pas mesuré la difficulté d'abandonner la note sans avoir au préalable développer des pratiques d'évaluation et des situations d'apprentissage adaptée. ⇒ La note avec tous ces défaut - grâce à eux - fait preuve d'une certaine efficacité : avec un message simple à produire - “bonne note, mauvaise note” - il permet de “piloter” la mise au travail des élèves sans avoir à gérer des choses trop complexe (forme et sens du travail et de l'engagement dans les apprentissages). ⇒ Abandonner la note au niveau d'une équipe, avec des élèves bien formaté au “travail pour la note”, sans que chacun.e dans sa matière ai eu le temps de muscler ses pratiques d'évaluation est périlleux … ⇒ Conclusion : pour aller vers une “classe sans note”, il ne faut pas brûler les étapes. Commencer par des échanges sur les pratiques d'évaluation chacun dans sa discipline. Puis après qq année de recherche, construire ensemble une évaluation cohérente entre matière et effectivement abandonner officiellement la note pour toute la classe.
Une activité introductive en début d'année
Utiliser des notes ? “pour se situer, savoir où on en est” disent les élèves. Dépend d'abord un barème. Selon le barème, on peut faire varier fortement la note, en fonction de ce qu'on prend en compte. Donc pas une “mesure absolue, objective”. Donc c'est plutôt par comparaison avec les autres que ça sert : par rapport à la moyenne de classe, par rapport à d'autres élèves. Ca marche. Mais effet négatif sur les élèves avec de “mauvaises notes” ? Plus malentendu sur ce qui permet d'avoir une “bonne note” ? Sur le type de travail à fournir…
Exemple d'activité pour faire sentir cela aux élèves : un exercice de calcul modeste (calculer quantité de peinture pour couvrir une pièce avec deux productions d'élèves à évaluer. Les élèves, par groupe doivent, résoudre l'exercice, élaborer un barème pour “noter” les deux productions. La mise en commun des barèmes et notes des différents groupes permet de montrer toute la variété des notes produites et critères retenus.
Une des deux production à évaluer est mal rédigée, avec une graphie déplorable mais témoigne d'une bonne compréhension du problème (et en prime d'un esprit critique sur le résultat, alors que l'autre est “bien rédigée”, bien présentée, fait “sérieux” mais montre une mauvaise maîtrise des notions et du raisonnement. Permet des échanges riches sur “ce qui est important”, sur “comment évaluer” et permet d'introduire les modalités d'évaluation que je veux leur proposer cette année …